Rien que vos yeux…

Ou rien que pour mes yeux, juste pour rêver… Encore des Chie Mihara !

 

 

hub

 

 

 

celia turquesa 

 

Je ne sais plus si je vous avais montré cette paire, absolument parfaite:

 

fregao 

L'autre jour, je suis rentrée dans la seule boutique de ma petite ville qui vend des Chie Mihara… Je n'y vais pas souvent, car ça ne serait que pour baver. C'est la fin de saison, la patronne les a reléguées au fond du magasin et que vois-je ? Soldées à 100euros tout ronds !

Chéri, le diable en personne: “Prends-les, ça vaut le coup !”

Je manque de faire une crise cardiaque: quoi, j'ai à la fois les soldes et l'aval de Chéri ?

Oui, tout cela était trop beau pour être vrai. Je fais du 39, il reste une paire de 38 et une de 40.

Chéri, enfonçant le clou: “Oh, quel dommage ! celles qui te plaisaient tant en plus !”

 

Bon, de toutes façons, cette année, je suis sérieuse, je ne dépense pas de folies pour des chaussures. 

Néanmoins, il y a une bonne nouvelle: Chie Mihara lance une collection mariage !

Chéri ?
 

 

encuentro

 

omeu




Suite de mon début d’année

Sortie de l'hosto, il me reste un peu plus de deux semaines avant mon stage. 

Pour en finir avec  la page santé, cette année j'an-ti-ci-pe. Direction vaccin contre la grippe. La normale, la saisonnière, pas la A car d'une part ce vaccin ne m'inspire pas confiance (outre la polémique, c'est la rapidité pour la mise sur le marché), d'autre part il est quasiment sûr que j'ai chopé cette fameuse grippe en novembre, donc à quoi bon se faire vacciner ? Quant à la grippe saisonnière, avouons que mon médecin m'a un peu forcé la main (”avec votre asthme, vous avez plutôt intérêt à le faire ! vous avez envie de vous retrouver aux urgences ?”… Depuis que j'ai connu les urgences, effectivement je ne veux plus connaître.)

Et puis bon, je vais en stage en maternelle, THE nid à microbes. Majeure et vaccinée, il ne peut plus rien m'arriver.

Sauf… la gastro ? L'épidémie frappe l'école: pas mal d'élèves et tous les profs, un par un, ainsi que les Atsem. Alors à la fin, ils me pointent du doigt, goguenards: “ça va être ton touuuur !”

Devinez quoi ? Qui est la seule à avoir barré le passage de Miss Gastro ? Incroyable mais vrai, moi. Ah mon petit corps d'amour, mes petits globules blancs chéris, I love you !

Oui, j'ai survécu à un mois de maternelle. Rire

Passons tout de même à l'essentiel: la pratique. Quel bonheur d'avoir sa classe, toute seule !

Je passe d'abord une semaine en observation, ce qui est bien pour que les élèves s'habituent à moi, et pour que moi-même j'apprennent les prénoms. Je peux aussi repérer les caractères de chacun, lesquels ont des difficultés dans tels domaines…

L'instit (je sais, je devrai dire prof des écoles, j'ai un peu de mal) est adorable. Pas beaucoup plus âgée que moi mais pleine de bons conseils et encourageante.

Les trois semaines de pratique, seule, sont éprouvantes physiquement. Je n'ai jamais cru que les profs avaient des journées faciles, j'en ai la confirmation. Qu'on ne s'avise plus à me dire que ce sont des fainéants et des planqués, j'ai une malle d'arguments maintenant ! lol

J'ai pourtant la chance d'avoir une classe calme de Petite et Moyenne Section. Avec cette expérience, je trouve que la journée avec les élèves, ça passe un peu comme une lettre à la Poste, et surtout ça passe très vite ! Des fois ils sont bavards, bavards, bavards… Peut-être que j'embellis un peu tout ça, ou que j'ai eu une classe exceptionnelle, ce qui explique que j'étais sur mon petit nuage.

Ce qui était le plus éprouvant pour moi, ce fut la préparation de la classe. J'y ai passé tout mon temps libre, alors oui j'avoue que les vacances sont maintenant les bienvenues ! Je crois aussi que je ne remercierai jamais assez “mon” Atsem, alias la meilleure Atsem du monde selon l'instit, et selon moi également après ces 3 semaines passées ensemble. 

Le dernier jour arrivée, j'ai eu droit à plein de bisous des élèves, et j'ai versé ma petite larme… euh mes petites larmes plutôt !

Et maintenant ? Y'a plus qu'à réussir !!

Retour après une loooongue absence…

Je vous ai un peu abandonnés mes chers lecteurs, j'espère que vous allez bien ?  Sourire

Vie mouvementée depuis la dernière note !

Il y a d'abord eu le concours blanc, éprouvant intellectuellement… Les vacances de Noël s'annonçaient donc comme bien méritées ! Mais évidemment, rien ne se passe jamais de prévu…

La première semaine de vacances, j'avais décidé de faire le vide. Pas de révision et être chouchoutée au sein de ma famille pour les fêtes, que rêver de mieux ? Mieux, il y a, car j'ai pu revoir deux copines du lycée qui me manquait beaucoup, et on s'est retrouvées comme avant !

Noël passé, je rentre chez moi pour passer la fin de l'année avec mon chéri. J'ai le sourire, car je dois même bosser une semaine à temps complet, des sous ça va faire du bien ! je commence la semaine le lundi, normal. Le mardi matin, je me lève difficilement: mes jambes sont flagadas, mon ventre me touille, ma tête tourne et semble peser une tonne… Aïe, mauvais ! J'essaye de me préparer pour aller au boulot, car des fois on se sent mal juste au lever, une fois sorti du brouillard on se sent mieux. Mais non, je vais de plus en plus mal, impossible de prendre le volant… J'appelle mon chef pour lui dire que je ne viendrai pas aujourd'hui puis le docteur, disponible seulement en fin de journée.

Je prends alors mon mal en patience et retourne au lit. Je dors d'une traite jusqu'à midi. Je me lève, ça tourne toujours autant et soudain… vite, les toilettes ! je vomis, vomis, vomis, à ne plus m'arrêter, à ne plus pouvoir respirer. Quand ça s'arrête, je me sens d'un coup mieux ! Je me dis alors que ce que j'ai mangé la veille n'est pas passé… mais je n'ai pas vraiment de répit, je me remets à vomir régulièrement, tout l'après-midi. Je suis somnolente et mon ventre me fait souffrir. Et mal au dos, comme grippée.

J'indique mes symptômes au docteur, qui me dit que la gastro traîne pas mal en ce moment. Super… je me dis. Cependant, il m'ausculte car il me trouve drôlement blanche, puis que j'ai vraiment très mal au ventre. “Vous avez déjà eu l'appendicite ?”  J'ai envie de répondre que non, malheureusement, car si c'est ça j'aurai mille fois voulu le subir avant, pas pendant les fêtes !

Il me prescrit des médicaments, mais me prévient: “Si dans 2h vous avez toujours aussi mal au ventre voire plus, filez aux urgences !”

Je me dis, il est fou lui, je vais pas aller aux urgences pour des maux de ventre. Je rentre et m'étale sur la canapé après avoir avaler mes médicaments, épuisée par cette petite sortie. J'ai mal au ventre… mal. Très mal. Trop mal, les minutes passant. J'appelle quasiment en hurlant de douleur mon chéri pour qu'il fasse venir le Samu pour les urgences.

Ce sont les pompiers qui se pointent, je me sens mal à l'aise de les faire déplacer pour mes petits tracas, mais j'en peux plus, faut ça cesse ce mal de ventre… J'arrive aux urgences avec Chéri, s'ensuit alors la fameuse longue attente des urgences. Mais j'ai tellement mal que j'en suis devenue vaseuse, je ne vois plus trop ce qui se passe. A part quand on m'emmène, enfin !

Me voilà dans une petite salle jaune, pour garder le moral sans doute, mais glaciale. L'infirmière me passe la non moins fameuse tenue des hôpitaux, ouverte dans le dos, et à manches courtes. Je frissonne, mais je n'ai droit qu'à un simple drap: étant fiévreuse, ils ne veulent pas me couvrir tant que le médecin n'est pas passé, pour éviter d'augmenter et fausser ma température.

Le temps passe… Je grelotte. Toujours interdite de couverture. J'attends dans la petite salle plus longtemps qu'en salle d'attente: arrivée peu avant 20h à l'hôpital, le médecin vient me voir à minuit. Pendant ce laps de temps, paradoxalement, je me suis sentie de plus en plus fiévreuse, à cause du froid. J'ai eu droit au pipi dans le flacon et à la prise de sang. Puis, ce qui allait être ma croix à porter pendant 2 jours: la perfusion. J'en ai déjà eu, rien de bien méchant, n'est-ce pas ? Seulement, l'infirmière ne trouve pas la veine dans le bras… ni poignet… “Bon, me dit-elle, ça va être désagréable, mais je vais devoir la faire dans la main !”

Quoi quoi quoi ? Ce gros machin là, sur le dos de ma main ?! Pas le choix… Je suis contente d'être de plus en plus vaseuse en fait, je ne sens rien comme ça.

Le médecin m'ausculte, dit qu'il n'y a rien dans le pipi dans le pot, attend les résultats pour le sang, ne sait pas ce que j'ai donc direction radio et échographie. Enfin, direction… pas immédiatement, je dois encore patienter.

Au moins, j'ai enfin droit à ma couverture. Pratique pour traverser les couloirs glacés menant à l'échographie.

Là les amis, j'ai eu droit au pire échographiste du monde, au plus pervers. Une échographie n'est certes jamais agréable: le gel est froid et visqueux, et on vous appuie là où ça fait mal. Alors, Monsieur l'échographiste, relisez la définition du mot “appuyer”. Cela ne signifie pas marteler un ventre, ni l'écraser. Je criais de douleur, et lui, tout ce qu'il trouve à me dire: “oh c'est bon, arrêtez !”. Mais j'ai maaaaal. Soudain je me mets à pleurer tellement c'est insurmontable, je ne peux pas m'arrêter, et il m'engueule… et continue à m'aplatir le ventre comme avec un rouleau à pâtisserie.

Retour aux urgences, où il n'y a plus de petite salle jaune disponible, alors je suis reléguée dans le couloir. M'en fiche, je sombre dans les bras de Morphée, rêvant que je torture à loisir l'échographiste et me promettant bien ne plus jamais retomber sur ce type.

Détour par la case radio aussi, c'est froid.

A 4h du matin, le médecin passe: il ne sait pas ce que j'ai, il cherche. Cependant, depuis que je suis arrivée à l'hôpital, je développe un autre mal: ça me brûle quand je vais aux toilettes. Il s'en fout, puisque l'analyse du pipi dans l'pot n'a rien donné. Mais à 5h, il abdique: allez hop, ça doit être une infection urinaire, direction tel service pour la nuit et le lendemain.

Dans un vrai lit et plus sur brancard, je dors comme un bébé ! Mais ça me turlipine: une simple infection urinaire, et ils me gardent ?

Le lendemain, dans ma chambre, je dors presque toute la journée. Chéri passe me voir et m'annonce qu'il m'a pris la tv dans la chambre. Mais pourquoi, je vais sortir cet après-midi, non ?

Eh bien non. Les médecins du service n'ont pas le temps de venir me voir, donc je reste. Mais pas dans ce service, je change donc de chambre. Je me retrouve avec une mamie sourde comme un pot et qui ne ferme pas la porte quand elle va aux toilettes… (je ne vous fais pas de dessin)

Le lendemain, je vois enfin un médecin. Malaimable et hautain comme pas possible, exactement comme les dépeint ma mère, infirmière. Il m'ausculte à peine, car l'important pour eux, c'est le dossier, les radios, les examens. Elle me parle de haut et je ne comprends pas son “verdict” dans son charabia médical. Ce sont les infirmières qui me l'expliqueront: infection urinaire haute. C'est-à-dire que c'est monté aux organes, aux reins, d'où le mal de dos, en fait ce sont les reins qui me font souffrir. L'infection est aussi “montée” dans le sang, et c'est beaucoup trop élevé. C'est pourquoi ils doivent me garder.

Et voilà comment j'ai passé la dernière semaine de l'année et les deux premiers jours de 2010 à l'hôpital. Comment se passe un réveillon à l'hosto ? On a droit un repas de fête, ou presque, ce qui redonne un peu le sourire car on ne s'imagine pas ça !

En tout cas, ce que je retiendrai, c'est la gentillesse des aides-soignantes à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que des infirmières, bien que débordées. Quant aux médecins, avec leur paye rondelette, ils pourraient avoir un semblant de sourire.

****

Et la suite des évènements ? Aujourd'hui je vais bien, merci, j'ai appris que ma soeur habitant à l'étranger souffre souvent de ça également. Docn, maintenant, je bois énormément !

Janvier est passé si vite… car j'ai été en stage, en étant seule maître à bord… Je le raconterai dans une prochaine note !

Bientôt en stage !

Un grand tournant cette année ! Je vous parlais récemment de la réforme de la masterisation et des nouveaux stages que cela entraîne.

On en sait d'ailleurs un peu plus, même si le gouvernement n'arrive pas à pondre quelque chose d'officiel ! Les Iufm devraient bel et bien disparaître l'an prochain, il n'y aurait pas de Master spécialisé dans l'enseignement finalement car pour être prof, il faudra faire n'importe quel Master et prendre une option “enseignement”, les stages ne seront plus obligatoires et vous entrerez en contact avec une classe dès votre réussite au concours ! C'est ce qui m'attend peut-être l'an prochain. Autre nouveauté: ils voudraient que les épreuves d'admissibilité soient en septembre… Bizarre, vous avez dit bizarre ?

On attend de voir ce que ça va donner, en attendant nous sommes PE1 et nous allons tous profiter sur mon site de ce stage en responsabilité de 3 semaines.

Et aujourd'hui, tadam ! annonces des lieux de stages: je continue en maternelle, toujours en petite-moyenne section !

Evidemment, passée la joie, le stress est là… J'espère tout réussir pour le mieux. Je prévois un mois de janvier chargé en émotions !




Jolie-Maman, bis repetita

Belle-maman pourrait être un sujet de notes inépuisable…

Je me lâche un peu ici sur mon blog, car vous savez que pour nos chéris, on ne doit pas toucher à leur chère maman !

L'an passé, elle a gagné un magnifique ordinateur portable. Depuis peu, il a une petite panne qui se répare facilement et qui ne gêne pas, mais l'organisme qui lui a fait gagner tarde à répondre à ses sollicitations. Ok c'est super lourd. Mais la semaine dernière, elle les appelle une nouvelle fois pour les pousser à agir et elle se rend compte que la dame qui s'occupe de son dossier est partie, il s'agit d'une autre personne. Qui sait seulement qu'il y a une réclamation mais qui n'a jamais eu le motif. Donc, Belle-maman en profite allégrement: sa réclamation, elle la transforme sans rougir en un: “je n'ai jamais reçu l'ordinateur”. La dame en est désolée, elle lui en expédie un autre très vite !

 Après tout, on peut se dire tant pis pour eux, ils avaient qu'à se bouger plus tôt ?!

Mais l'après-midi, nous partons en ballade, il y a une foire en ville. Comme souvent, il y a des stands spécialisés dans les saucissons divers: au chèvre, aux noix, au sanglier… Chéri en achète, Belle-maman aussi. Je m'écarte du stand à cause de la foule et rêvasse devant une vitrine. Chéri me rejoint pour qu'on poursuive le chemin, mais avant il me demande:

- T'as pas vu ma mère ?

- Non, vous étiez ensemble il y a un instant pourtant !

- Oh non… , se met à gémir mon cher et tendre. Elle a pas fait ça !

- Quoi ?

- Viens vite, on va les trouver pas loin…

Elle a tout bonnement volé 6 saucissons à 10 euros. Elle a même poussé le vice à demander quelques instant plus tôt à Chéri de faire de même ! On les retrouve plus, et elle est tout sourire:

- Oui, j'ai réussi ! Bah écoute, le vendeur était trop occupé. Je pensais que t'allais faire pareil !

- Non, je crois pas, non ! je dis en la coupant net.

- Oui, pas avec Antonia, dit gêné Chéri en constatant que je le foudroye du regard.

- Quoi, pas avec moi ?! Mais j'espère bien jamais !

Même si Chéri m'explique par la suite, avec désinvolture, que ça ne le choque plus, tant il est habitué à voir sa mère voler sur les marchés, je reste outrée. Déjà, pour moi (et pour beaucoup de monde, non ?!) le vol, c'est le maaaal. Même pour un petit truc. En outre, voir une mère qui encourage ses enfants à voler, ça me hérisse les poils ! Et dernière série de hérissage de poils: j'ai beau lui dire tout ça, Chéri m'explique qu'il aurait peut-être pu le faire, et qu'il le fera peut-être encore avec elle. Là, je l'arrête assez sec: “Non mais t'imagines, si je suis instit et qu'on raconte que toi et moi on vole sur les marchés !!!”

Il a enfin l'air un peu penaud.

Quand à Belle-maman, elle a vu que je lui faisais un peu la tronche le reste de la journée, mais elle a du mal à comprendre pourquoi…