Je vous ai un peu abandonnés mes chers lecteurs, j'espère que vous allez bien ? 
Vie mouvementée depuis la dernière note !
Il y a d'abord eu le concours blanc, éprouvant intellectuellement… Les vacances de Noël s'annonçaient donc comme bien méritées ! Mais évidemment, rien ne se passe jamais de prévu…
La première semaine de vacances, j'avais décidé de faire le vide. Pas de révision et être chouchoutée au sein de ma famille pour les fêtes, que rêver de mieux ? Mieux, il y a, car j'ai pu revoir deux copines du lycée qui me manquait beaucoup, et on s'est retrouvées comme avant !
Noël passé, je rentre chez moi pour passer la fin de l'année avec mon chéri. J'ai le sourire, car je dois même bosser une semaine à temps complet, des sous ça va faire du bien ! je commence la semaine le lundi, normal. Le mardi matin, je me lève difficilement: mes jambes sont flagadas, mon ventre me touille, ma tête tourne et semble peser une tonne… Aïe, mauvais ! J'essaye de me préparer pour aller au boulot, car des fois on se sent mal juste au lever, une fois sorti du brouillard on se sent mieux. Mais non, je vais de plus en plus mal, impossible de prendre le volant… J'appelle mon chef pour lui dire que je ne viendrai pas aujourd'hui puis le docteur, disponible seulement en fin de journée.
Je prends alors mon mal en patience et retourne au lit. Je dors d'une traite jusqu'à midi. Je me lève, ça tourne toujours autant et soudain… vite, les toilettes ! je vomis, vomis, vomis, à ne plus m'arrêter, à ne plus pouvoir respirer. Quand ça s'arrête, je me sens d'un coup mieux ! Je me dis alors que ce que j'ai mangé la veille n'est pas passé… mais je n'ai pas vraiment de répit, je me remets à vomir régulièrement, tout l'après-midi. Je suis somnolente et mon ventre me fait souffrir. Et mal au dos, comme grippée.
J'indique mes symptômes au docteur, qui me dit que la gastro traîne pas mal en ce moment. Super… je me dis. Cependant, il m'ausculte car il me trouve drôlement blanche, puis que j'ai vraiment très mal au ventre. “Vous avez déjà eu l'appendicite ?” J'ai envie de répondre que non, malheureusement, car si c'est ça j'aurai mille fois voulu le subir avant, pas pendant les fêtes !
Il me prescrit des médicaments, mais me prévient: “Si dans 2h vous avez toujours aussi mal au ventre voire plus, filez aux urgences !”
Je me dis, il est fou lui, je vais pas aller aux urgences pour des maux de ventre. Je rentre et m'étale sur la canapé après avoir avaler mes médicaments, épuisée par cette petite sortie. J'ai mal au ventre… mal. Très mal. Trop mal, les minutes passant. J'appelle quasiment en hurlant de douleur mon chéri pour qu'il fasse venir le Samu pour les urgences.
Ce sont les pompiers qui se pointent, je me sens mal à l'aise de les faire déplacer pour mes petits tracas, mais j'en peux plus, faut ça cesse ce mal de ventre… J'arrive aux urgences avec Chéri, s'ensuit alors la fameuse longue attente des urgences. Mais j'ai tellement mal que j'en suis devenue vaseuse, je ne vois plus trop ce qui se passe. A part quand on m'emmène, enfin !
Me voilà dans une petite salle jaune, pour garder le moral sans doute, mais glaciale. L'infirmière me passe la non moins fameuse tenue des hôpitaux, ouverte dans le dos, et à manches courtes. Je frissonne, mais je n'ai droit qu'à un simple drap: étant fiévreuse, ils ne veulent pas me couvrir tant que le médecin n'est pas passé, pour éviter d'augmenter et fausser ma température.
Le temps passe… Je grelotte. Toujours interdite de couverture. J'attends dans la petite salle plus longtemps qu'en salle d'attente: arrivée peu avant 20h à l'hôpital, le médecin vient me voir à minuit. Pendant ce laps de temps, paradoxalement, je me suis sentie de plus en plus fiévreuse, à cause du froid. J'ai eu droit au pipi dans le flacon et à la prise de sang. Puis, ce qui allait être ma croix à porter pendant 2 jours: la perfusion. J'en ai déjà eu, rien de bien méchant, n'est-ce pas ? Seulement, l'infirmière ne trouve pas la veine dans le bras… ni poignet… “Bon, me dit-elle, ça va être désagréable, mais je vais devoir la faire dans la main !”
Quoi quoi quoi ? Ce gros machin là, sur le dos de ma main ?! Pas le choix… Je suis contente d'être de plus en plus vaseuse en fait, je ne sens rien comme ça.
Le médecin m'ausculte, dit qu'il n'y a rien dans le pipi dans le pot, attend les résultats pour le sang, ne sait pas ce que j'ai donc direction radio et échographie. Enfin, direction… pas immédiatement, je dois encore patienter.
Au moins, j'ai enfin droit à ma couverture. Pratique pour traverser les couloirs glacés menant à l'échographie.
Là les amis, j'ai eu droit au pire échographiste du monde, au plus pervers. Une échographie n'est certes jamais agréable: le gel est froid et visqueux, et on vous appuie là où ça fait mal. Alors, Monsieur l'échographiste, relisez la définition du mot “appuyer”. Cela ne signifie pas marteler un ventre, ni l'écraser. Je criais de douleur, et lui, tout ce qu'il trouve à me dire: “oh c'est bon, arrêtez !”. Mais j'ai maaaaal. Soudain je me mets à pleurer tellement c'est insurmontable, je ne peux pas m'arrêter, et il m'engueule… et continue à m'aplatir le ventre comme avec un rouleau à pâtisserie.
Retour aux urgences, où il n'y a plus de petite salle jaune disponible, alors je suis reléguée dans le couloir. M'en fiche, je sombre dans les bras de Morphée, rêvant que je torture à loisir l'échographiste et me promettant bien ne plus jamais retomber sur ce type.
Détour par la case radio aussi, c'est froid.
A 4h du matin, le médecin passe: il ne sait pas ce que j'ai, il cherche. Cependant, depuis que je suis arrivée à l'hôpital, je développe un autre mal: ça me brûle quand je vais aux toilettes. Il s'en fout, puisque l'analyse du pipi dans l'pot n'a rien donné. Mais à 5h, il abdique: allez hop, ça doit être une infection urinaire, direction tel service pour la nuit et le lendemain.
Dans un vrai lit et plus sur brancard, je dors comme un bébé ! Mais ça me turlipine: une simple infection urinaire, et ils me gardent ?
Le lendemain, dans ma chambre, je dors presque toute la journée. Chéri passe me voir et m'annonce qu'il m'a pris la tv dans la chambre. Mais pourquoi, je vais sortir cet après-midi, non ?
Eh bien non. Les médecins du service n'ont pas le temps de venir me voir, donc je reste. Mais pas dans ce service, je change donc de chambre. Je me retrouve avec une mamie sourde comme un pot et qui ne ferme pas la porte quand elle va aux toilettes… (je ne vous fais pas de dessin)
Le lendemain, je vois enfin un médecin. Malaimable et hautain comme pas possible, exactement comme les dépeint ma mère, infirmière. Il m'ausculte à peine, car l'important pour eux, c'est le dossier, les radios, les examens. Elle me parle de haut et je ne comprends pas son “verdict” dans son charabia médical. Ce sont les infirmières qui me l'expliqueront: infection urinaire haute. C'est-à-dire que c'est monté aux organes, aux reins, d'où le mal de dos, en fait ce sont les reins qui me font souffrir. L'infection est aussi “montée” dans le sang, et c'est beaucoup trop élevé. C'est pourquoi ils doivent me garder.
Et voilà comment j'ai passé la dernière semaine de l'année et les deux premiers jours de 2010 à l'hôpital. Comment se passe un réveillon à l'hosto ? On a droit un repas de fête, ou presque, ce qui redonne un peu le sourire car on ne s'imagine pas ça !
En tout cas, ce que je retiendrai, c'est la gentillesse des aides-soignantes à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que des infirmières, bien que débordées. Quant aux médecins, avec leur paye rondelette, ils pourraient avoir un semblant de sourire.
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Et la suite des évènements ? Aujourd'hui je vais bien, merci, j'ai appris que ma soeur habitant à l'étranger souffre souvent de ça également. Docn, maintenant, je bois énormément !
Janvier est passé si vite… car j'ai été en stage, en étant seule maître à bord… Je le raconterai dans une prochaine note !