Je viens de vivre 2 semaines atroces, et ça n'a pas l'air d'être fini… Je suis en mode “vie de merde” puissance 1000, et ça n'a rien de drôle comme sur le fameux site web.
Ce mois-ci, je devais faire un stage avec l'Iufm d'une extrême importance, car ce stage est évalué afin que l'on puisse, si tout se passe bien, être en stage en responsabilité (c'est-à-dire seul) pendant 3 semaines cet hiver. Cerise sur le gâteau: ce stage sera rémunéré.
Le mois dernier, nous avons donc tous choisis dans quel cycle on aimerait exercer ces stages. L'an passé, j'ai beaucoup aimé le stage en maternelle car ce fut comme une révélation dans le sens où la maternelle était pour moi un univers méconnu. Cependant, ce stage avait été très court et j'avais peu pratiqué. Cette année, j'ai donc décidé de m'entraîner de nouveau dans la maternelle.
Mes malheurs ont commencé dès le début… car je suis tombée malade. Pendant 1 jour et demi, j'étais en quelque sorte présente sans être là car complètement à la ramasse. Je me suis décidée à aller voir le médecin, verdict: la grippe, interdiction de sortir pendant 5 jours. J'ai paniqué: “mais je suis en stage en maternelle !”, et mon médecin me répond évidemment: “raison de plus, vous êtes très contagieuse.” Oui, forcément, mais pourquoi ça me tombe juste là ? Misère.
J'ai alors manqué la moitié de mon stage. J'étais complètement dépitée: comment faire mon évaluation si je suis absente ? Je me remonte le moral en me disant que je ferai le maximum et pour le mieux, et on verra bien.
Seulement, du même coup, je crois que je suis tombée dans le pif du maître-formateur ! (= prof des écoles qui entre autres accueille des stagiaires) Nous sommes deux stagiaires et il a donc pu passer du temps avec l'autre stagiaire à lui parler de la classe, des élèves et à l'aider dans sa préparation de séances. De mon côté, quand je suis revenue, il m'a confié des séances à faire dans l'urgence…
Donc, pour l'instant, bilan: ce que je fais est nul. Il n'a pas dit ces mots, mais c'est tout comme. Rien de ce que je fais ne lui va. Par contre, l'autre stagiaire est régulièrement félicitée et lui a dit devant moi qu'il savait déjà qu'il lui validerait son stage… mais que moi, on ne peut rien en dire.
Maintenant, j'ai une boule dans le ventre à l'idée d'y retourner, sachant que je vais encore passer la journée à me faire rabrouer. Cela est d'autant plus dur que l'an dernier, aucun prof ne m'a parlé aussi durement de ce que je faisais en classe, au contraire de la part de l'un j'ai eu des félicitations et des encouragements, et toujours des conseils.
Je ne suis pas contre le fait d'être critiquée, vu que je suis en apprentissage. Il FAUT que j'apprenne mais avec des conseils et de l'aide, pas avec ces phrases un peu assassines. Surtout que plus ça va, plus je trouve la situation injuste vu que je n'ai rien préparé avec lui, mais j'ai tout fait seule contrairement à l'autre stagiaire.
Je n'ai qu'une envie, c'est que ce stage se termine, et c'est bien la première fois…
