Interro surprise…

Je n’ai pas beaucoup écrit sur mon blog en cette année scolaire 2010-2011, et pour cause: j’étais en Master 2ème année, métiers de l’enseignement.

Oui, ce nouveau Master inventé à la va-vite par les Universités afin de mettre en oeuvre la fameuse réforme de la « mastérisation », elle-même pondue à vitesse grand V sans se préoccuper des dommages collatéraux. Enfin, c’est une autre histoire…

Cette année, j’ai sué sang et eau… hum plutôt sang et larmes. Nous étions tous dans le même bateau pour mener à bien cette mission, à savoir : nous, étudiants, réussir cette dernière année d’études; les IUFM, réussir à se muer en faculté. Les admissibles ont dû à la fois travailler le master, le mémoire et les oraux. Bref, autant vous dire que l’arrivée, en juillet, était très attendue! Bon en fait, on était tellement tous sur les rotules qu’on a à peine pensé à se féliciter de nos réussites respectives…

Mais qui dit Master, dit stage…

Alors, d’après vous, où ai-je eu la chance d’enseigner pendant un mois ? :-)

Un indice en photo!

city hall

(j’avoue avoir honteusement pris une photo sur le net, flemme de charger une des miennes! la prochaine fois, promis juré!)

« Rare est la justice en ce bas-monde, nombreuses sont les horreurs »

Les piliers de la Terre

couv du livre

(attention, je vais essayer de m’en empêcher mais il risque d’y avoir des spoilers)

Au commencement était le livre.

Vous aimez les grandes fresques épiques, l’histoire avec un grand H, les intrigues politiques, le quotidien des gens? Alors comme moi, vous serez emballé par Les pilliers de la Terre de Ken Follet.

Ce livre est composé de deux tomes, Ellen et Aliena. Se déroulant au XIIème siècle, il débute par un drame et une malédiction: le Vaisseau Blanc fait naufrage, avec à son bord l’héritier de la couronne d’Angleterre, qui périt, laissant le pays dans une crise de succession qui va durer de longues années. C’est la part de vérité historique du livre, à ceci près que le navire s’appelait la Blanche-Nef et que l’auteur modifie les noms de quelques nobles protagonistes. La fiction repose donc sur la réalité tourmentée de ce temps, et d’une malédiction donc. Le prologue dépeint l’exécution d’un homme, exécution qui soulève quelques questions parmi la foule, toujours avide de ce genre de spectacle morbide. Ce serait un voleur, certes, mais le jugement a été fait secrètement et assez hâtivement. Il est pendu, et au même moment surgit une très jeune femme, enceinte, sans doute du condamné, et elle maudit les juges: un moine, un prêtre et un chevalier. Le moine verra son église réduite en cendres, le prêtre perdra tout après avoir assouvi toutes ses ambitions, et le chevalier verra sa descendance mourir sur la potence. La foule est effrayée car tous sentent que ce jugement est plus que bizarre; or, une malédiction portée par quelqu’un ayant subit l’injustice s’avère souvent efficace. La jeune femme s’en va précipitamment.

Fin du prologue, début de l’histoire quelques années plus tard. Alors, ce qui est fort dans l’histoire, c’est que vous vous doutez que la malédiction va se produire (sinon à quoi bon). Cependant, l’auteur vous tiens en haleine pendant les deux tomes (assez conséquents qui plus est!). Plus les pages passent, plus vous attendez que la malédiction éclate, car plus vous découvrez qui sont les trois hommes maudits.

Or, les péripéties s’enchaînent, vous vous désolez: mon dieu, mais comment les « gentils » vont-ils réussir à s’en sortir ? Les pires maux de l’époque s’abattent sur eux.

Voilà une autre réussite: dès les premières pages, vous êtes propulsés en plein Moyen-Âge. Vous savez comme j’aime cette époque, donc je ne suis peut-être pas très objective dans ce que je vais en dire! Alors oui, vous plongez dans la face très sombre de cette époque. Mais vous ne pouvez qu’admirer le talent de l’auteur à décrire la vie de ces hommes et ces femmes, et les admirer eux, qui ont su vivre et survivre à une vie terriblement dure. Comme vous le savez, la société est alors composée de trois groupes: ceux qui prient, ceux qui font la guerre et ceux qui travaillent. On entre donc dans la vie d’un monastère, dans les intrigues politiques de la Cour anglaise et des nobles locaux, et dans les maisons du peuple.

J’ai bien conscience que c’était une société totalement inégalitaire, cependant il faut entrer dans la pensée d’une personne de l’époque. C’était en fait une société assez juste, où tout le monde avait une place (l’injustice réside dans cette place, hélas…). En échange de leur dur labeur, les paysans pensaient être sauvés grâce aux prières des moines. Pour l’époque, le salut éternel est la chose la plus importante au monde, l’enfer est réellement craint. Les moines prient et vivent dans la pauvreté. Quant aux seigneurs, ils combattent pour protéger tout ce petit monde, car l’intérieur des pays est presque continuellement à feu et à sang pour des histoires diverses, souvent de succession. Voilà donc pour moi une société qui, malgré ses souffrances, a un sens pour les gens de l’époque. Par la suite, les Etats ont gardé cette organisation qui avait le mérite de protéger les privilégiés: les moines priaient-ils encore vraiment ? en tout cas, l’Eglise s’est mise à vivre dans l’opulence. Quant aux nobles, ils n’ont presque plus guerroyer mais ont gardé les châteaux et le produit du labeur des paysans. Ces derniers étaient les seuls à ne pas voir leur situation évoluer favorablement: forcément, un jour, ça a explosé.

Mais revenons au XIIème siècle. Votre coeur se serre en lisant les pauvres repas que peut s’offrir l’hiver le peuple. Vous êtes admiratifs de leur mode de vie pour garder un soupçon de civilisation même dans la misère. Vous avez parfois l’impression de marcher dans la boue avec eux, de n’avoir que ce verre de bière et une pomme pour déjeuner. Vous frissonnez à la description de leurs minces vêtements pour passer l’hiver, accompagnés d’une simple cape pour dormir dans la forêt.

Connaissant la misère du peuple et voulant respecter la règle de Saint-Benoît, le prieur du monastère de Kingsbridge mène la vie dure à ses moines. Ils ne manquent pas de nourriture mais les repas sont très simples. Ils prient et travaillent sans relâche. L’un des fondements de l’histoire est la construction de leur cathédrale. Le prieur Philipp veut la reconstruire après sa destruction par les flammes lors du « mandat » du précédent prieur (malédiction, vous suivez ?) afin d’honorer Dieu et d’attirer des foules de pèlerins. Justement, ça tombe bien, le rêve de Tom le bâtisseur est de construire une cathédrale, la complexité de l’ouvrage qui en fait une merveilleuse offrande à Dieu l’enthousiasme.

Cependant, il y a un prêtre arriviste qui va tout faire pour empêcher à cette cathédrale de voir le jour. Waleran a une ambition démesurée et pour lui, l’Eglise semble être là pour servir ses intérêts.

Côté nobles, deux situations bien distinctes mais qui ne cessent de s’entrecroiser. En trame de fond, il y a la guerre de succession au trône d’Angleterre. Plusieurs protagonistes imaginaires de la région de Kingsbridge vont y intervenir. Cela commence par le comte de Shiring, père d’Aliena, accusé de trahison. Lord Hamleigh s’empare donc, avec son fils William, du château. Tout le livre raconte donc également la volonté sans faille d’Aliena pour reconquérir Shiring, pour son frère.

Les deux livres sont enrichis par deux très belles histoires d’amour. D’abord entre Ellen, une jeune femme vivant dans la forêt avec son fils Jack, accusée de sorcellerie, et Tom le bâtisseur. Une histoire que je trouve très forte et qui m’a fait pleurer. Ensuite, entre Aliena et Jack. Aliena était promise à William Hamleigh, mais elle l’a rejeté. Quand elle perd ses biens, la vengeance de William est terrible; celle d’Aliena sera pire encore.

Voilà un roman très dur à résumer tant il est riche en actions. Je vous ai juste planté le décor des débuts, pour que vous découvriez par vous même ce roman qu’on ne peut pas lâcher quand on l’a commencé. Ken Follett a connu avec un succès phénoménal: 90 millions de lecteurs! Une transposition à l’écran s’imposait…

persos des piliers

De gauche à droite: Ellen, le prieur Philipp, Tom, Waleran, Jack, Aliena et son père Bartholomew.

On est toujours un peu déçu de ce que le cinéma ou la télé font de nos livres favoris. C’est un peu le cas ici.

Commençons par les points positifs: le choix des acteurs est plutôt bon, à part pour la mère de William Hamleigh. Dans le roman, elle est décrite comme étant d’une laideur repoussante. Ici, l’actrice a juste des taches de naissance sur la joue. La série respecte assez bien le souffle épique du roman.

Pour moi, les points négatifs sont plus nombreux… D’abord, comme je l’ai dit, le roman est extrêmement riche: pourquoi n’avoir fait qu’une mini-série de 8 épisodes ? C’est très regrettable, on reste sur sa faim. Du coup, de nombreux épisodes sont absents; ça, passe encore, il est rare de pouvoir tout faire figurer. Mais à la place, ils ont osé ajouter des épisodes inventés et fantaisistes! Par exemple, Philipp n’est jamais fait prisonnier, torturé et condamné à mort et sauvé in extremis par son frère. Il n’y a pas le long périple de Jack jusqu’en Andalousie où il apprend la géométrie, qui lui sera fort précieuse pour devenir maître bâtisseur. Enfin, si la malédiction est respectée, ils en rajoutent et la fin est légèrement différente du livre.

Néanmoins, j’ai adoré l’image de fin: la cathédrale de Kingsbridge alors que Jack la finit, puis la caméra plonge à l’intérieur. Elle filme les cloches battant à tout rompre puis ressort doucement du bâtiment pour montrer que la cathédrale est toujours là, au milieu d’une ville du XXIème siècle. Très émouvant.

Notons que Kingsbridge et Shiring n’existent pas (les autres villes mentionnées dans le livre existaient bel et bien). Mais cette image de fin est un vibrant hommage aux bâtisseurs de cathédrale et à tous les gens de ce temps. Ils n’avaient rien de nos moyens contemporains et ont construit des monuments fabuleux, qui résistent aux siècles. Ces bâtiments rendent aussi comme un hommage à ces personnes qui sont passées plusieurs siècles avant nous. Bref moi, cette dernière image, elle me fait pleurer à chaque fois! Je suis très sensible, certes…

Cependant, j’ai regardé la série avec plaisir, car le roman me fascine complètement! Quelques images pour la route:

tom

Philipp, Tom et son fils Alfred. Une image qui m’émeut aussi: la foi réside aussi dans les talents du bâtisseur. Pour la première pierre, il a cette drôle de tige pour faire un alignement avec le soleil couchant.

tom et ellen

Tom et Ellen, un couple mythique de la littérature pour moi!

Jack

Jack a un talent inné de sculpteur. Je suis admiratrice aussi de tous ces tailleurs de pierre qui ont su donner la vie à des morceaux de pierre.

Chou d’amour est discret

Ah ! le grand sujet des tâches ménagères dans le couple…

Chou d’amour est courageux mais pas téméraire.

Ainsi, aujourd’hui il débarrasse la table. Ici je fais une pause: chapeau bas, il le fait souvent (oui j’écris aussi des gentillesses au cas où il me lise ). C’est alors qu’il se dirige vers la cuisine et…

… pompompompom pom…

« Oh, le lave-vaisselle est plein ! » (plein de vaisselle tout juste proprette)

Et hop, le contenu de la table est donc déversé dans l’évier.

… pompompompom pom…

Chou d’amour s’en retourne à sa Pl*ystation.

Courageux, mais pas téméraire je vous dis !

« Chez les fous »

La veille du jour J, je ne dors pas. Enfin si: je fais et défais ma valise, jusqu’à 5h du matin, pour me réveiller en sursaut vers 8h en me disant que C’EST LE JOUR.

Un ami et chou d’amour m’y emmène. En arrivant devant la grille du « château » (c’est comme un petit manoir) je fonds en larmes. Ce n’est pas une maison de repos comme on m’a dit, mais « une clinique psychiatrique », c’est sûr pour moi, on m’emmène chez les fous pour ne plus jamais en sortir.

Admettons tout de suite que le cadre est agréable, beaucoup de verdure, d’arbres, de calme. Avouons aussi que c’est presque une maison de repos, car il n’y pas de « fous », mais beaucoup de dépressifs, beaucoup plus malades que moi pour certains. (beaucoup de tentatives de suicide…)

Bon du coup, ce n’est pas très gai. J’ai une jolie chambre seule, mais je m’en fiche je suis toujours en larmes. Quand le médecin vient me voir pour l’admission, il s’étonne de mon torrent de larmes, et quand je lui dit que c’est comme ça depuis 2 mois, il répond: « ah oui quand même… » en notant.

Ah ! les notes des médecins. C’est l’angoisse totale. Vous parlez et le moindre truc est noté avec des hochements de tête, comme s’ils avaient une explication immédiate, mais eux ne vous disent rien.

Pendant une semaine, je suis sous perf… donc dans un autre monde. Je ne parle à personne et dort quasiment nuit et jour. Il faut dire que les patients ne sont pas très avenants non plus, puisque ils ne sont pas au top de leur forme eux aussi… Certains me font peur: on dirait des fantômes qui rôdent. L’être humain semble avoir disparu, il n’y a plus que son enveloppe qui marche, les yeux dans le vide, tristes.

Ce qui n’arrange pas mon point de vue sur l’endroit, c’est que, malgré toutes les précautions, au bout d’une semaine de présence, il y a quelqu’un qui se suicide. Cela met tout le monde sous le choc, mais pour moi qui vient d’arriver, je suis affolée: je me disais alors qu’on ne guéris jamais.

Heureusement, il y a des anges gardiens: les infirmières. Pas du tout comme à l’hôpital classique, elles ont juste une dizaine de patients donc elles sont proches d’eux et sont là en permanence pour qu’on puisse leur parler.

Peu à peu, je me sens mieux. Je n’aime pas être dans ce milieu médical et prendre des médicaments à heures fixes, mais je me rends bien compte que je remonte la pente grâce à tout ça. J’ai droit aux visites et ça va mieux dès que je vois chou d’amour: oui il est là, je ne suis pas abandonnée ici.

Au bout de deux semaines, c’est comme un miracle pour moi: je lis. Depuis 2 mois, je n’arrivais plus à ouvrir un livre. Un drame pour moi qui lit depuis toujours. J’ouvrais un livre, mais au bout de deux pages, mon esprit s’embrumait. Et là, j’y arrive ! Grâce à chou d’amour encore qui m’amène un de ces livres qu’on ne peut que dévorer: Les Piliers de la Terre, de Ken Follet. Je n’en avais jamais entendu parler et quelle erreur ! mais du coup, quel bonheur d’avoir ce livre là-bas, qui m’emmène en plein Moyen-Âge comme je l’aime. Un Moyen-Âge qui sait être lumineux et cruel à la fois.

À partir de là, je vais de  mieux en mieux ! Je participe aux activités, je parle aux gens, je me fais des amis, des personnes que je n’oublierai jamais. Je me sens fragile encore, mais au bout de presque 4 semaines, ma décision est prise: je sors.

Le quotidien est dur à reprendre peu à peu. Depuis, j’ai des hauts, et beaucoup de bas. Ce n’est pas facile à la maison, j’en ai conscience pour mon chou d’amour. D’où des disputes souvent, ce qui n’arrange pas mon moral.

Voilà, je ne sais pas comment finir… Je vois toujours un psy et je vais toutes les semaines au CMP. Depuis le début du mois, j’ai un nouveau traitement et je crois qu’il m’apaise mieux.

Les raisons de la dépressions se sont éclaircies: il y a le concours bien-sûr, et le harcèlement moral de la part de mon manager. Vous savez bien, une grande entreprise française dont on a malheureusement parlé beaucoup des suicides ces derniers temps… Je vais peut-être aller aux prud’hommes, pour avoir une reconnaissance. C’est peut-être comme ça que j’arriverai à aller mieux…

« Il faut que tu respires… »

Me revoilà, comme après une longue apnée.

Début juillet, j’étais triste. Aujourd’hui, toujours. Mais j’essaye de me battre. Entre les deux ? La crise totale.

Une crise dont on peut suivre la chronologie…

D’abord, en juillet, je pleure toutes les larmes de mon corps. Larmes pour le concours, larmes pour mon job où on m’a broyée, larmes contre moi-même. Bah, je me dis que ce n’est qu’une mauvaise passe. Mon médecin me met en arrêt 15 jours, puis j’ai 15 jours de vacances, donc en août on prend un mars et ça repart pour le concours, hein ?

Mwé mwé mwé… 1 mois sans taf, ça aurait dû être le pied absolu. Mais en fait, ça a été plutôt: 15 jours à pleurer et à broyer du noir seule chez moi dans une ville inconnue (alors qu’avant j’adorais découvrir de nouveaux lieux); puis 15 jours de vacances, apaisée mais comme éteinte.

Retour maison: oui, je suis éteinte, la machine ne redémarre pas… sauf pour pleurer. Mon médecin est catastrophé: « mais c’est pas possible de continuer comme ça ! » Alors zou, sous anti-dépresseurs, et faut que je file au CMP pour parler, parler, parler, et pleurer tout mon saoûl si je le souhaite.

Fin août: euh, quoi ? On est fin août là, déjà ???? mais mais mais, c’est pas possible ! je me sens pas reposée, j’ai pas révisé pour le nouveau concours, mon chef va me tuer d’avoir été absente 2 mois, je veux pas sortir dans cette nouvelle ville et… je continue de pleurer. Soit je suis éteinte à la maison, soit je pleure.

Réunion téléphonique du CMP et de mon médecin, j’imagine une ambiance façon Urgences: « faut faire vite là, on la perd ! ». Ils me posent donc THE question qui tue: « voulez-vous aller en maison de repos ? »

Quoi, chez les fous c’est ça ? on veut m’y abandonner, m’y droguer de médicaments, que je rate la rentrée, qui aurait dû être MA rentrée… ?

On me rassure, c’est pour me reposer et me soigner. J’hésite. Mais soudain, je passe deux journées entières à pleurer, j’en sors en me disant: oui, faut que ça cesse.

Faut que ça cesse… et ça cesse comment ? les suicides de mon entreprise, tant médiatisés, c’est ça la porte de sortie ? Oula, je déraille… je ne veux pas me suicider, mais alors pourquoi je pense à ça ? Bon, je téléphone au médecin: je suis ok pour la maison de repos.

Elle leur téléphone, et je peux y entrer dès demain. Mais je vois que c’est pas vraiment une maison de repos, mais une clinique psychiatrique… et ces mots-là, ça me fait peur. Je ne dors pas de la nuit, je pleure encore une fois toutes les larmes de mon corps quand Chéri m’y dépose, en suppliant que je ne veux pas rester là finalement…

Voilà comment je suis partie pour une autre apnée, durant près d’un mois.

To be continued…